

) a dit:| Je réalise que j'étais en avance sur mon temps car je suis le seul à avoir vu le précédent film de Pedro Pinho, A fábrica de nada (L'Usine de rien). Après un grand film sur la délocalisation et la lutte des classes, voilà donc un ofni sur le post et néo-colonialisme. Un expert en écologie portugais arrive en Guinée-Bissau - ex-colonie portugaise et un des pays les plus pauvre et les moins développé au monde - pour analyser l'impacte de la construction d'une potentielle route. De ce travail, on ne verra pas grand chose. 3h30 durant, Pinho abandonne rapidement l'idée d'un récit classique au profit d'une structure plus lâche qui suit Sérgio tissant des relations, en particulier dans une petite communauté queer qui gravite autour d'un salon de coiffure / bar géré par l'énergique Diára. Film monumental, riche thématiquement, très original mais... un peu décousu et pas toujours très palpitant. Il y a des moments d'anthologie (le long monologue d'une élite locale qui explique pourquoi les choses se passent différemment ici qu'en Europe restera) mais aussi des longueurs qui, certes, participe de l'aspect "film-monde", mais étaient un peu dur quand on a dormi huit heures sur les deux nuits précédentes... On notera une étrangeté de plus, le film crédite 11 scénaristes! Dans la salle avec Robert, j'ai émis l'hypothèse que le film avait beaucoup d'improvisation et que le cast était crédité comme scénariste, mais c'était une erreur. Il y a là toute une ribambelle de réalisateurs, plusieurs productrices/réalisatrices, un professeur d'histoire contemporaine et... un récent diplômé de l'ECAL? À se demander si il n'y a pas eu un workshop ou une résidence d'artiste où tout ce beau monde était réuni et dont un synopsis est sorti... mystère et boule de gomme. PS: Je vous partage une info pas traitée par le film et lue sur wikipédia. La Guinée-Bissau est la plaque tournante de la cocaïne venant d'Amérique du Sud pour aller en Europe. Il n'y a pratiquement pas de consommation locale car c'est hors de prix et le montant de ce trafic est, selon estimation, plus grand que le PIB du pays... |