

) a dit:| Un film assez beau sur la trajectoire privée et professionnelle d'un acteur de Kabuki spécialisé dans les rôles féminins. 50 ans sont condensés en 3 heures mais il y a des choix assez surprenants de non-dramaturgie. L'acteur est talentueux et bon élève dès le départ (pas un film sur le diamant brut à polir, la quête d'une vocation ou le triomphe d'un besogneux), il est ami avec le fils de son mentor (pas vraiment un film sur une rivalité), de nombreuses articulations du récits ont lieu dans des ellipses, des thèmes qui semblent naturels sont pratiquement inexistants (vraiment pas un grand film queer par exemple), etc... Ce qui reste c'est peut-être quelque chose sur le prix de l'excellence, la quête éternelle de la beauté et le poids du talent face au poids de la filiation. La forme est belle, même si il y a un peu un grand écart entre la retenue du récit et des soulignements musicaux extradiégétiques un peu excessifs ajouté par-dessus des performance accompagnée de musique diégétique... les musiciens apprécieront! PS: Le film comporte des sous-titrages de contexte culturel. Je me souviens d'avoir vu ça avec Robert sur certaine VHS d'AnimEigo (avec des surtitres explicatifs), mais au cinéma c'est une première: le pitch des différentes pièces du répertoire et mis en sous-titre alors que le film ne comporte qu'une surimpression du titre. PPS: Kokuhou: littéralement, Trésor National. Titre qui renvoie ici au terme informel de Trésor National Vivant (Ningen Kokuhou) qui désigne les personnes reconnues par l'état comme les conservateurs du patrimoine culturel intangible. Les maîtres de leur Art. |