

) a dit:| Un film sauvage et d'une grande liberté formelle et narrative ou tout semble allégorie. Ainsi, la boussole morale du personnage principal, Y, est sa mère... pas de bol: elle est morte et enterrée. Musicien qui cachetonne avec sa femme entre noceurs professionnels et escortes, Y se voit proposer la composition d'un nouvel hymne national israélien... faut-il, comme à tout le reste, dire oui? SPOILER SPOILER Le genèse du film est très particulière si on en croit le carton qui vient le clore: Au moment au Tsahal entre dans la bande de Gaza un groupuscule ultranationaliste diffuse sur les réseaux sociaux un hymne à la destruction de Gaza, détournement abjecte d'un classique israélien. Le film crée une fiction qui propose une réponse à la question: Quel musicien peut faire ça? Et pouquoi? (Why? Y?). |


) a dit:| Je n'avais pas vu les autres films de Nadav Lapid et ai été pris à froid par celui-ci. Visiblement je n'étais pas le seul vu que 5-6 personnes ont quitté la projection. Sa vulgarité assumée et son excès m'ont fait penser au cinéma de Sorrentino, notamment les fêtes dans La Grande Bellezza. Le film est très/trop long, mais difficile de ne pas être pris par la violence absolue de ce mouvement final. Ayant depuis rattrapé les autres films de Lapid, celui-ci apparaît comme une forme d'aboutissement logique au sein d'une œuvre thématiquement et formellement très cohérente (rejet d'une société mortifère, physicalité du filmage, importance du verbe). |